FORMATION : LESIONS PRECANCEREUSES VULVAIRES : Mise au point*
* En classe virtuelle
RESUME et OBJECTIFS
Résumé
Actuellement, 30-40 % des cancers invasifs de la vulve sont liés à l’HPV, le reste correspondant à l’évolution d’un lichen scléreux vulvaire et à l’évolution d’une VIN différenciée non diagnostiquée et non traitée (2). Des recommandations pour la pratique clinique sur le thème des lésions vulvaires ont été réalisées par le CNGOF en 2022 et ont modifié les modalités de prise en charge en accord avec les recommandations internationales. Dans l’attente de recommandations institutionnelles (HAS, INCA) , ce sont les seules recommandations françaises disponibles sur le sujet.
Indépendamment du risque de VIN associé, le lichen scléro-atrophique est une dermatose vulvaire dont le diagnostic est souvent fait tardivement, responsable d’une morbidité évidente pour les patientes. L’inflammation locale peut être extrêmement invalidante. De plus, elle s’associe à une évolution vers une rétraction puis une disparition progressive des reliefs vulvaires et la diminution de la taille de l’orifice vulvaire (3). Cette évolution est le plus souvent responsable de dyspareunies rendant parfois les rapports impossibles. Elle est de plus malheureusement irréversible. Seul traitement réellement efficace, l’application de dermocorticoïdes, si elle permet de bloquer l’évolution de la maladie, ne permet pas la régression des lésions installées. Son efficacité permet de la considérer comme un réel « test diagnostique ». La prévalence exacte du LSAV est malheureusement inconnue ; on l’estime à 0,1% à 1,7% (4,5). Son incidence serait de 14,6 pour 100 000 femmes-années (6). Mais du fait du diagnostic souvent tardif, ou simplement non fait, il est probable que son incidence réelle soit très largement sous-estimée. Si le diagnostic du LSAV est essentiellement clinique, la suspicion d’une VIN doit faire indiquer la réalisation d’une biopsie vulvaire. Réalisée, sous anesthésie locale, celle-ci est le seul moyen de confirmer le diagnostic.
Un diagnostic de VIN imposera la mise en place d’un traitement, pouvant reposer sur la prescription d’un traitement médical avec l’application locale d’Imiquimod pour les VIN de haut grade. Mais un traitement destructeur par laser ou une chirurgie avec la pratique d’une vulvectomie superficielle partielle sera parfois nécessaire. Pour les VIN différenciées, la chirurgie d’exérèse est le traitement de première intention avec pour objectif l’obtention de marges saines qui sont un facteur pronostic d’absence de récidive.
Objectifs
1. Objectif général :
Savoir faire le diagnostic d’une lésion précancéreuse vulvaire et assurer la prise en charge initiale de celle-ci.
2. Objectifs spécifiques :
a) Connaitre les signes cliniques (améliorer le raisonnement clinique) et savoir faire le diagnostic d’un lichen scléro-atrophique vulvaire
b) Connaitre les signes cliniques et savoir faire le diagnostic d’une lésion intraépithéliale vulvaire
c) Savoir quand indiquer une biopsie vulvaire et comment elle se réalise
d) Connaitre les principes thérapeutiques et de suivi des lésions intraépithéliales de la vulve et du lichen scléro-atrophique
Prérequis :
Cette formation s’adresse aux médecins réalisant le suivi gynécologique des femmes : gynécologues médicaux, gynécologues obstétriciens, médecins généralistes.
Déroulement :
L’approche dominante de notre programme de DPC est pédagogique , en groupe. La formation s’articule autour d’une session présentielle précédée d’une étape d’évaluation par un temps de formation continue par bilan de compétences, suivi d’un temps d’évaluation des pratiques par audit clinique .
La session présentielle appropriation des connaissances est suivie par une étape en ligne de contrôle des acquis par un bilan des compétences . Un second tour d’audit clinique permet au participant d’autoévaluer sa propre pratique concernant la prise en charge de la ménopause et le suivi avant et après la session d’apport de connaissances.
Ce programme comporte 3 unités de formation continue :
• UNITE 1 : Bilan de compétences et cas cliniques : Pré-test en ligne
• UNITE 2 : Formation continue ; Classe virtuelle
• UNITE 3 : Bilan de compétences et cas cliniques : Post-test en ligne



