FORMATION : LESIONS INTRAEPITHELIALES DU COL DE L’UTERUS : COMPRENDRE, DEPISTER, TRAITER ET INFORMER *
* En Présentiel
CETTE FORMATION EST EN ATTENTE DE VALIDATION DE L’ANDPC
RESUME et OBJECTIFS
Résumé
En France, le cancer invasif du col de l’utérus représente chaque année environ 3159 nouveaux cas 2023 et 836 décès en 2022 (1). Son incidence et sa mortalité diminuent depuis plus de 30 ans, en particulier grâce au dépistage (1). Le principal facteur de risque et la condition nécessaire à la survenue de ce cancer est l’infection persistante au papillomavirus humain (HPV) de haut-risque (2). Les modalités du dépistage primaire ont récemment évolué : cytologie recommandée entre 25 et 30 ans, puis test HPV entre 30 et 65 ans avec surtout la mise en place d’un dépistage organisé (3).
Malgré ces avancées, la prévention du cancer invasif repose aussi sur la qualité de la prise en charge des lésions précancéreuses (éviter les pertes de chance) et sur la réduction du surtraitement (éviter les conisations en excès) ainsi que de la morbidité des traitements, notamment obstétricale (optimiser les modalités de réalisation des gestes thérapeutiques).
Sur le plan de santé publique, le cancer du col reste en grande partie évitable par une prévention secondaire efficace (dépistage organisé, prise en charge adaptée des lésions précancéreuses, suivi post-thérapeutique rigoureux).
Les recommandations visent à réduire à la fois les pertes de chance et le surtraitement, en limitant la morbidité des gestes (notamment obstétricale) par des indications et des techniques adaptées au risque.
Ce programme porte sur le traitement des lésions intraépithéliales du col selon les recommandations nationales (3–7). Elle s’appuie sur le raisonnement clinique et décisionnel fondé sur le trépied cytologie–colposcopie–histologie. Elle aborde les méthodes thérapeutiques et leurs limites, la prévention des complications et la morbidité, l’information des patientes, la prise en charge des lésions de bas grade, de haut grade et de l’adénocarcinome in situ (8–13,13–20).
Objectifs
Objectif général :
Améliorer la qualité, la pertinence et la sécurité de la prise en charge thérapeutique des lésions intraépithéliales cervicales afin de contribuer à la prévention des cancers invasifs du col de l’utérus, tout en réduisant la morbidité liée aux traitements et le surtraitement.
Objectifs spécifiques communs :
– Connaitre l’histoire naturelle de l’infection HPV et relier cette histoire naturelle aux objectifs de prévention secondaire (dépistage, traitement des lésions précancéreuses, surveillance).
– Connaitre (Rappeler ) les modalités actuelles du dépistage en France (cytologie 25–30 ans, test HPV 30–65 ans) et les situations indiquant une exploration colposcopique.
– Interpréter et articuler les informations du trépied cytologie–colposcopie–histologie pour argumenter une décision de prise en charge (surveillance, destruction, exérèse) et documenter la décision.
– Choisir une option thérapeutique proportionnée au risque, en s’appuyant sur les données colposcopiques, et connaître les situations où l’abstention-surveillance est une option encadrée.
– Identifier les principales limites et complications des traitements et mettre en oeuvre des mesures de réduction de la morbidité, en particulier obstétricale, par la pertinence des indications et la qualité de réalisation du geste.
– Structurer l’information des patientes afin de renforcer l’adhésion et réduire les ruptures de parcours.
– Repérer les situations justifiant une orientation/avis spécialisé, contribuer à l’intégration des résultats du trépied dans la compréhension du parcours, et sécuriser la continuité des soins.
Prérequis :
Avoir un exercice professionnel qui entre dans le champ de cette action de formation à savoir le suivi gynécologique des résultats du dépistage, des examens complémentaires en colposcopie induits par ces résultats et des traitements éventuels qui en découlent
Déroulement :
Ce programme comporte 1 unité de formation continue : Session présentielle



