FORMATION : SYMPTOMATOLOGIE TUMORALE VULVAIRE, LE POINT DE VUE DU DERMATOLOGUE : UNE CLASSE VIRTUELLE*

* En classe virtuelle

RESUME et OBJECTIFS

Résumé :

Les cancers de la vulve sont des pathologies graves et rares. Cependant ce cancer est en progression suffisante entre 2017 et 2020 pour avoir impliqué une révision des recommandations de l ‘ European Society of Gynaecological Oncology (ESGO) en 2023.Le cancer de la vulve se partage en deux catégories d’une part le cancer épidermoide le plus fréquent et le mélanome vulvaire . La progression des cancers liés à une infection à HPV à haut risque parait être le socle de cette progression en ce qui concerne le cancer épidermoide .Il existe aussi un rajeunissement des patientes atteintes et même si celà pourrait être contrôlé par la vaccination contre l’HPV , cette prévention ne concernera pas la grande majorité des femmes susceptibles d’être atteinte actuellement .
Les lésions précancéreuses vulvaires sont bien classifiées et méritent ainsi d’être connues de tous les professionnels de santé pratiquant l’examen gynécologique qui ne doit pas se limiter au dépistage du cancer du col utérin. Elles se répartissent entre lésions de bas grade ou de haut grade en lien avec l’infection à HPV et lésions survenant dans l’évolution d’une lésion dermatologique. En effet les pathologies vulvaires à HPV ne sont pas seules à être à l’origine des cancers de la vulve et ces lésions peuvent aussi survenir sur lichen scléreux avec les VIN Différenciée , et aussi dans le cas particulier de la maladie de Paget .
Le carcinome épidermoïde est le plus fréquent des cancers de la vulve (90 à 95%) et apparait souvent chez la femme âgée de moins de 70 ans, avec un premier pic aux alentours de 40-60 ans. La prise en charge précoce des lésions précancéreuses permet d’éviter l’évolution en carcinome épidermoïde. Plus le diagnostic est posé tôt, meilleure sera la prise en charge et le suivi thérapeutique préventif.
Enfin même si le mélanome vulvaire est rare il représente 5% des cancers de la vulve , justifiant le développement d’une stratégie claire sur le diagnostic précoce des lésions pigmentées de la vulve qui sont souvent inaperçues par les patientes .Le dépistage et le diagnostic de ces lésions pigmentées par les praticiens de l’examen gynécologique doit pouvoir allier efficience et non-agressivité , et permettre de contribuer pleinement au dépistage et au diagnostic de ces lésions .

Objectifs : 
Ce programme se donne donc les objectifs suivants :
1/ Connaitre les fondamentaux cliniques de l’examen de la vulve et en particulier les aspects cliniques orientant vers la malignité
2/ Savoir biopsier : schéma précis , choix de localisation, technique , critères de sécurité de l’échantillon analysé
3/ Connaitre et différencier les lésions bénignes les plus courantes et les lésions pré cancéreuses : HPV induites bas grade /haut grade/ VIN différentiée /Maladie de Paget
4/ Connaitre la clinique et les bases du traitement du cancer épidermoide
5/ Savoir différencier les lésions pigmentées vulvaires du bénin au malin
6/ Connaitre la clinique et les bases du traitement du mélanome

Prérequis :
Tous les médecins intervenants dans le suivi gynécologique et dans le diagnostic et la prise en charge des pathologies gynécologiques :
Gynécologie Médicale / Gynécologie Obstétrique/Médecins spécialistes de Médecine Générale ayant un DU ou DIU en gynécologie/Médecins Endocrinologues ayant un DESC de Gynécologie Médicale et Médecine de la reproduction

Déroulement :
Ce programme comporte 3 unités de formation continue :
• UNITE 1 : Bilan de compétences et cas cliniques : pré-test en ligne 1h
• UNITE 2 : Session présentielle en Classe Virtuelle 3h
• UNITE 3 : Bilan de compétences et cas cliniques : post test en ligne 1h

Petit monde, par Edith Laplane, gynécologue plasticienne
Petit monde, par Edith Laplane, gynécologue plasticienne

Start typing and press Enter to search